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la Journée mondiale des enseignants

Chers collègues,

Lundi prochain, le 5 octobre, sera la Journée mondiale des enseignants. C’est une journée pour commémorer l’adoption de la Recommandation de 1966 de l’Organisation internationale du Travail et de l’UNESCO concernant la condition du personnel enseignant. Cette recommandation énonce les droits et les devoirs des éducateurs et fixe des normes pour leur formation initiale et leur perfectionnement, leur recrutement, leur emploi ainsi que leurs conditions d’enseignement et d’étude.

La Journée mondiale des enseignants est organisée conjointement par l’UNICEF, l’Organisation internationale du Travail et l’Internationale de l’éducation.

Il va sans dire que cette année, la Journée mondiale des enseignants revêt une importance bien particulière. Partout dans le monde, les enseignants et les éducateurs retournent courageusement à l’école pour tenter de remettre les enfants en selle, une démarche qui diffère d’une classe à l’autre.

Par exemple, ici, au Canada, de nombreux enseignants sont retournés en classe sans savoir à quoi ressemblerait leur quotidien. La planification journalière – une tâche déjà complexe quand tout va bien – devient un véritable tour de force lorsque les directives de santé publique ne cessent de changer pour s’adapter à la crise, en constante évolution. Certains enseignants ont retardé leur départ à la retraite ou l’ont même interrompue pour prêter main-forte, mettant ainsi leur santé en danger, parce qu’ils savent à quel point une éducation concrète est importante pour les enfants. Les témoignages que j’ai entendus de la part d’éducateurs, de parents et d’élèves, dont l’un n’a que six ans, sont des plus convaincants.

 Cette année, le thème de la Journée mondiale des enseignants convient parfaitement à la situation : « Enseignants : leaders en temps de crise et façonneurs d’avenir ». Nous parlons tellement des futurs collègues, du genre de pays que nous pourrions façonner une fois que la crise sera derrière nous. Cet avenir appartient à nos enfants, et ils auront besoin de notre aide. Si vous écoutez ce que disent les enseignants et les autres spécialistes du monde de l’éducation, vous saurez que beaucoup d’enfants vivent d’énormes difficultés.

La crise est venue bouleverser leur semestre de printemps; et même si tout le monde fait ce qu’il peut pour donner à ces enfants un semblant de normalité au semestre d’automne, il y a fort à parier que leurs besoins ne seront pas comblés. Pendant ce temps, nos enseignants sont présents à chaque étape et ont besoin de ressources et de soutien pour atténuer les dégâts.

 Les petits auront besoin d’aide pour ranimer les compétences sociales et émotionnelles qu’ils commençaient à peine à développer quand la pandémie a frappé. Et comme ce fut le cas pour la majeure partie de la pandémie, ce sont les ménages à faible revenu qui ont le plus souffert, ainsi que les enfants qui y vivent.

 Chers collègues, cette crise aura une myriade de conséquences, mais je soutiens que ce sont surtout pour les jeunes Canadiens que ces conséquences seront les plus graves.

Heureusement, notre pays dispose de certains des meilleurs enseignants au monde pour faire face à cette situation; si on leur donne les outils dont ils ont besoin le moment venu, je suis convaincue qu’ils y parviendront.

 Merci.

Sénatrice Marty Deacon

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